Il est des groupes dont la vocation est uniquement artistique et c'est tout à fait légitime, ici comme ailleurs, quelques soit le contexte le support d'expression la langue.
Il est des associations de createurs qui se sont donnés aussi pour vocation d'impliquer leurs actes, leurs paroles et leur chant dans leur société. Nous sommes de ceux-là voi, a sapete!
Il ne nous appartient pas de définir des politiques d'accueil - en aucun cas elles ne pourraient être de rejet -! Mais au vu de la faillite de tous ceux qui dans ce pays, prétende gérer la chose publique, nous avons le droit et le devoir de demander fortement:
- que la Corse ne soit pas le bouc émissaire de problèmes sociaux de la France et de leur non-gestion
- que les enfants de la Corse ne soient pas les boucs émissaire des problèmes sociaux de la France et de leur non- gestion.
- qu'ils bénéficient de justice et non de vengeance.
- que la pédagogie, la rencontre de l'autre, la définition claire, dans un débat sans tabou, implicant toute la société dans ses diverses composantes, d'une véritable politique de l'accueil, permette d'en fixer le niveau et les modalités en tenant compte du territoire, de sa démographie, de son tissu économique, de ses difficultés identitaires. Ainsi tous ensemble nous retisserons le lien qui permet à chacun de vivre la Corse dans sa diversité.
À un populu, a amparà a so cultura, e so manere di percepì e d'esse. Oghje minurati nantu à a nostra terra, schiaffitati da tutti i venti, di u nigà di e nostre scelte, un avemu mancu più i mezi di sceglie a modu nostru e strade di u nostru spannà e ci vole à capì u sensu di a parolla telerenza ma a suceta chi pretende ghjudicà, deve fala a nome di ghjustizia e mai di vindetta. Ci sò l'atti, pessimi, da nigà l'altru, quelli chi, certe sere, ci facenu risente a pena, d'un esse cum'e un tempu, una suceta maestra cu una cultura putente chi sapia e strade di l'accolta, di l'apartura à l'altru. Iè! Ma tandu eramu maestri e patroni di e nostre locche.
Quellu chi vinia, inde noi facia a scelta libera di vene à campà a fiancu.
